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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Auteur Christine Bry | Titre Un monde désorbité | Date de Parution 1 juillet 2018 | Éditeur Les Trois Platanes | Format 12,7×17,8 |  ISBN 978-2919270088 | Pages 114 | Prix 15 €. Disponible en librairie et chez l’éditeur (contact@troisplatanes.com| Affiche pour libraires |  Quatrième de couverture 
– Vous aimez Proust ?
– Ah, vous savez, je suis comme Céline. Trop de mots !
Un verre tinte. Le silence se fait dans Le Café de la Paix de Valréas où se tient la réunion littéraire mensuelle. La voix de Christine Bry s’élève. Elle ne faiblira plus pendant une heure jusqu’à ce que jaillissent les applaudissements. Il y a décidément trop à garder en soi après une lecture de À l’ombre des Jeunes Filles en Fleurs, ce roman que Proust a achevé pendant la guerre de 14, époque particulièrement désorbitée. D’habitude, les lectures s’accumulent dans la mémoire en strates géologiques. Ici, la mémoire déborde, il faut la partager. Christine Bry est philosophe, elle nous ménage un entretien avec Bergson sur les ressorts de la conscience. Christine Bry est peintre, elle nous emmène dans l’atelier d’Elstir, ce peintre protéiforme chez qui nous retrouvons le Parnasse des peintres de l’époque. À s’entretenir si intensément avec Marcel Proust, à peine s’aperçoit-elle qu’il s’épuise et s’évanouit dans le regard d’un oiseau de nuit.

RENCONTRES

  • 12 mai 2018 15 h, Lire en mai à Nyons

Commentaires

    • Merci infiniment de nous avoir fait parvenir l’ouvrage de Christine Bry, dans la lecture duquel je suis plongée en ce moment avec intérêt, admiration et surtout grand plaisir. Emmanuel et moi sommes très touchés, non seulement que vous nous l’ayez envoyé, dédicacé par l’auteur, mais encore que le pastel de Blanche vous ait plu à ce point. Je le considère moi même comme l’une de ses meilleures œuvres, il me touche et m’intrigue particulièrement.
      Outre Wanda Zielinska, j’ai été heureuse de trouver mentionnés dans votre préface, et à propos de Blanche, deux de mes « amis » chers : Pinel, ce grand médecin et homme admirable dont nous avons eu un portrait il y a quelques années et dont on ne parle pas assez, et l’if millénaire qui concurrence le clocher tors d’Offranville. Nous admirons toujours cet arbre, qui porte bien son label de « remarquable », sur le trajet qui nous mène à Arques la Bataille.Ce n’est malheureusement pas tout à fait la Normandie de Marcel Proust, mais bien celle de Blanche, qui y a même son petit musée, modeste mais sympathique.

Laurie Marty de Cambiaire

    • Cher monsieur, je vous remercie grandement de m’avoir fait cadeau du livre de Christine Bry. Je l’ai lu avec grand plaisir, un plaisir double : celui de l’écriture de Christine Bry, elle a une façon à la fois légère et précise de s’exprimer, elle va droit au but avec beaucoup justesse et de sensibilité, et par ailleurs j’ai été touchée par l’éclairage qu’elle donne aux Jeunes filles en fleurs, la façon dont elle en extrait les fils directeurs et nous offre le plaisir de relire de grands pans de la prose de Proust. Je me suis particulièrement régalée de la scène sur la digue avec la princesse de Luxembourg, que j’avais complètement oubliée, et j’ai eu beaucoup de bonheur à retrouver toutes celles qui concernent « Les vertiges de l’art ». On sent Christine Bry particulièrement concernée par cet aspect de la pensée proustienne. Pour ma part j’y ai retrouvé l’aiguillon qui a excité ma jeune curiosité pour la création, en particulier la peinture.
      J’ai aussi beaucoup apprécié la façon élégante dont votre préface resitue Proust dans les événements de sa vie, son environnement social et amical, et les marqueurs de son époque.
      Pour ceux qui sont déjà acquis, ce livre génère des remous dans notre mémoire enfouie, dont émergent les sensations éprouvées autrefois, parfois fugitivement et sans contour bien net. Une sorte de madeleine en somme. Et pour ceux qui ne sont pas familiers de la prose de Proust, il pourrait jouer le rôle d’ « appetizer ».

Catherine Missonnier

    • J’ai bien reçu et lu séance tenante Un monde désorbité, qui m’a fait faire une belle promenade dans un monde connu, mais aussi un peu oublié. Cela fait une vingtaine d’années que j’ai lu la Recherche en entier. Merci à toi et à l’auteure, que je te prie de remercier de ma part. Le livre est très joliment édité, félicitations.

Jean-François Billeter

  • J’ai lu avec retard ton « Monde désorbité ». La maison, l’été, est souvent pleine, et Proust mérite qu’on s’attarde chez lui sans entraves. Donc j’ai attendu la tranquillité de ces premiers jours de septembre pour te lire.Ces quelques mots pour te dire le plaisir pris à ta lecture si fine de ces Jeunes filles en fleur .
    J’ai aimé cette notion de « désorbité » que tu développes. Il y a dans ce décentrement du regard – décentrement essentiel dans le baroque – une manière de nous conduire à travers le labyrinthe des phrases de Proust vers ce coeur premier, enfoui, de la sensation en deçà des paroles. Je suis comme toi lectrice de Pascal Quignard.
    J’ai aimé ton approche à la fois philosophique, littéraire et artistique des Jeunes filles, et les citations que tu choisis pour étayer ton étude sont merveilleuses.
    Je disais tout à l’heure à Pierre, qui a aussi aimé ton livre, que l’on se sent chez soi dans ton texte. Tu nous convies chez Proust avec ta sensibilité de peintre, et nous nous y retrouvons chez nous à travers ton regard. Que d’échos entre ta lecture et les nôtres!
    Je me demandais si tu connaissais les textes de Proust (élève de 19 ans) que nous avons publiés aux Busclats? Si ce n’était pas le cas, j’essayerai de t’en trouver un exemplaire dans mes rayonnages.
    Il m’a semblé que tes mots si justes vibraient avec certains d’entre eux comme avec les Jeunes filles.
    Merci de ce livre qui a réveillé tant de choses en moi.

Michèle Gazier

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