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10 juillet 2016

Devoir de vacances citoyen ? Exercice pratique de démocratie les pieds sur terre ? Ou simple billet d’actualité ?

« Le petit journal de Montbrison » (350 habitants) du 6 juillet 2016 nous informe que la commune fait partie des communes touchées par la flavescence dorée, maladie gravissime de la vigne (un phytoplasme). Dans tous les départements viticoles, par arrêté des préfets concernés, toutes les vignes, y compris les treilles, doivent être donc obligatoirement traitées pour supprimes le délicieux insecte, la cicadelle de la vigne, qui transmet la maladie dans les vignobles. Les ceps touchés par la maladie doivent être arrachés et brûlés.

Le traitement doit mettre en œuvre un insecticide puissant.

Colère des écologistes : au passage on va encore causer des dommages importants à l’apiculture. Il faut donc agir plus finement en utilisant des terres de diatomées, de l’argile kaolinite calcinée, des pièges à cicadelles qui sont attirées par la couleur orange et même des épandages de pailles d’avoine dont la forte intensité lumineuse éloignerait les cicadelles.

Pour les producteurs de vins biologiques du Languedoc Roussillon le pyrèthre reste le principal moyen de lutte contre la flavescence dorée (voir en N.B). 

Hier j’ai profité de la sortie de la messe (la maison est mitoyenne à l’église) pour questionner sur ce point le principal notable de Montbrison, lui-même viticulteur et très honnête homme. Réponse : les traitements « écologiques » sont insuffisants. 

Voilà ! Viticulture contre apiculture (et peut-être d’autres)

L’ordre préfectoral, sans nul doute demandé par le ministère de l’agriculture, est-il le fruit d’un processus démocratique ? ou de la puissance respective et discrète des lobbies concernés ? Les producteurs de vins biologiques du Languedoc-Roussillon sont-ils de vrais écolos ?

Gérard Piketty

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